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La Transpyrénéenne des motards cheminots bordelais

Transpyreneenne motards cheminot bordelais

Cathy et Francis l’avait déjà réalisé en mai 2015 en compagnie des motards de la section Aquitaine du Moto Guzzi Club de France (voir journal des motards n°100).
Afin d’être sûr de pouvoir franchir tous les cols, c’est en septembre que le périple se réalise pour le ASPOM.MOTO.
ASPOM

Les participants
Cathy et Francis sur Moto Guzzi 1200 Sport
Amélie et Francis sur Yamaha FJR 1300
Sylvie et Thierry sur Yamaha FJR 1300
Marie Jo et Christian sur Harley Davidson Road King
Christine et Gilbert (Bichon) sur BMW 1200GS
Michel sur Suzuki VStrom 600
Frantzi sur Yamaha Vmax 1700

Lundi 10 septembre - 308 km

Rendez-vous à 10h au sud de Bordeaux, à l’aire de Cestas sur l’autoroute des Espagnols. On évite le racket des péages de la N10 transformée, sans autre alternative, en autoroute payante, il y a quelques années… (Péages installés entre les sorties 18 et 17 et entre les sorties 12 et 11).
Deux vénérables motos immatriculées en Angleterre décrassent leur bourrin en s’accrochant au groupe sur une vingtaine de bornes.

Tenue par un motard, l’Auberge du Cassiet située à Ondres dans les Landes,non référencée au JDM mais recommandable à tous, accueille le groupe pour le déjeuner.
La traversée de l’agglomération bayonnaise (B.A.B pour les autochtones) se fait péniblement comme au plus beau jour de la saison estivale.

Bonne adresse
Ondres (40)
Auberge du Cassiet
1170 Avenue du 11 Novembre 1918
Tél. : 05 59 45 38 22

Après Saint-Jean-de-Luz

Les choses sérieuses commencent enfin avec l’ascension du col d’Ibardin (317m) et un panorama remarquable sur la baie de Saint-Jean-de-Luz. Première incursion en Espagne.
On en ressort par le col de Lizuniaga (250m) avant d’y entrer à nouveau par la Venta de Dancharia où l’on fait l’essence et les courses pour l’apéro du soir…

Le Puerto de Otxondo (602m) est franchi sans même s’en rendre compte tant le macadam espagnol est en bon état. Seconde sortie d’Espagne par le col d’Ispéguy (672m).

Arrêt au col d’Osquich (392m)

Arrivée vers 19h40. Le garage de l’hôtel, situé quelques dizaines de mètres après le col attend nos montures pour la première soirée.
L’hôtel n’est pas référencé au JDM mais l’accueil y est excellent et la table très bien garnie. Bien repu, tout le monde va se coucher vers 22h30. Demain sera un autre jour…

Bonne adresse
Route du Col d'Osquich (64)
Hôtel-restaurant du Col d'Osquich
Tél. : 05 59 37 81 23
hotel-osquich-paysbasque.com

Mardi 11 septembre – 203 km

C’est de bon augure : il fait beau. Nous sommes dans un haut lieu de la “Palombite”, la maladie bleue qui atteint tous les habitants du coin en octobre. On nous explique comment, ici, on chasse la palombe au filet. Les rabatteurs dirigent les oiseaux migrateurs vers le col où les filets sont tendus. Mais les résultats sont en très nette baisse (à peine 20% de ce qu’il se faisait il y a une vingtaine d’année).

Le GPS nous a tracé une route à sensation : la D120, avec une montée à 21% : que du bonheur !

La D120 nous ramène à Saint-Jean-Pied-de-Port où nous faisons l’approvisionnement pour le pique-nique du jour.
Les cols d’Haltza (782m) et de Burdincurutcheta (1135m) sont franchis rapidement.
On s’arrête au col Heguichouria (1284m) : le FJR de Thierry ratatouille déjà à cause de l’altitude ! Des géomètres font des relevés pour installer des espaces sécurisés de parking qui éviteront l’anarchie actuelle.

Après les chalets d’Iraty et le col Bagargui (1327m) on trouve à La Caserne, une table pour le pique-nique au bord de l’Uhaitza (le Gave de Sainte-Engrâce en français…)
Après les cols de Suscousse (1216m) de Soudet (1540m) et de Labays (1351m) c’est au col de Bouesou (1009m) au milieu de nulle part bien sûr, que le FJR de Thierry décide de crever à l’arrière !
Parce que l’on ne trouve pas le trou, impossible de mécher. Néanmoins on arrive à regonfler sommairement avec quelques cartouches et une pompe à main.

De ce fait, on rate le col de Hourataté (1109m) pour rejoindre le premier garage situé à une quinzaine de kilomètres plus loin. Un bon gonflage et on attaque le Marie-Blanque (1035m) très courte pause pour la photo, nous filons sur Laruns pour regonfler les réservoirs, le pneu et les gosiers !
Bichon nous fait visiter les Eaux-Bonnes, sa ville natale, avant d’attaquer l’Aubisque (1709m) et le Soulor (1474m) Dans ces 2 cols, on ne s’attarde pas trop, le pneu perd toujours et le stock de cartouche diminue…

Aucun. Relais Motards Hôtel Le Picors

Le responsable de l’hôtel indique que, pour réparer, il faudra aller à Tarbes à une quarantaine de kilomètres.
Un grand merci au mécano de «Moto Expert» qui embauchera un peu plus tôt demain pour remplacer le pneu du FJR.
La douche, l’apéro « discrètement » dans une chambre, puis le repas suivi d’un bon Irish Coffee nous font oublier la fatigue de la journée.

À Aucun (65)
Hôtel Le Picors Relais Motards
6 rue du Picors
Tél. : 05 62 97 40 90
www.hotel-picors.com
Toutes les infos du Relais Motards

Mercredi 12 septembre – 280 km

Vers 8h30, Michel, avec Sylvie en passagère, accompagne Thierry chez « Moto Expert » pour changer le pneu du FJR. Le reste du groupe part un peu plus tard à l’assaut du col du Tourmalet (2115m) après le plein du petit réservoir du gourmand VMax et le ravitaillement pour le pique-nique quotidien à Argelès-Gazost.

En cette belle journée, il y a plein de vélos (beaucoup à assistance électrique…) sur la route.
Sylvie, Thierry et Michel arrivent par l’autre versant au sommet du géant des Pyrénées pas bien longtemps après nous.

Remercions une fois encore, l’efficacité et le professionnalisme de Moto Expert Tarbes !

Bonne adresse
À Juillan (65)
Moto Expert Tarbes
49 Ter Route de Lourdes
Tél. : 05 62 32 99 60

Parmi les lamas, Bichon prend la tête du groupe pour la descente jusqu’à Sainte-Marie-de-Campan.

Puis c’est Michel qui part à l’assaut de l’Aspin (1489m) suivi par Frantzi et Bichon. Le FJR de Francis réagit un peu tard, tout le monde se regroupe au sommet pour la photo.
Une table ronde, au bord de la Neste de Louron accueille le pique-nique à Arreau. On prend le café sur la place de la mairie.

Il faut bâcher pour repartir, une pluie éparse nous accompagnera pour le col de Peyresourde (1569m), Bagnères-de-Luchon, le Col du Portillon (1320m) jusqu’à l’arrêt, essence et apéro en Espagne.

Eu égard à la météo pas terrible, il est décidé de passer par le col de Menté (1349m). Nous sommes en Haute-Garonne (31) ; Nous esquivons le Col d'Artigascou (1351 m) avant d’atteindre le col de Portet d’Aspet (1069m)

dessin motard sous la pluieIl pleut. Les cols ariègeois du Portet (862m) de Catchaudégué (893m) des Caougnous (947m) et de Port (1249m) ne nous verront pas passer.

On rejoint l’Hôtel Confort de Tarascon-sur-Ariège directement par Saint-Girons et Foix vers 19h.

Tarascon-sur-Ariège

L'Hôtel Confort est un établissement au charme un peu désuet, accueille nos montures dans un bien grand garage. La patronne, Françoise prend nos affaires de pluie pour les faire sécher durant la nuit (c’est tout juste s’il elle ne nous les rendra pas le lendemain lavées et repassées…).

Le patron, Patrick ne voit aucun inconvénient à ce que l’on prenne « notre » apéro dans le très agréable patio. Un lieu à recommander !

 Bonne adresse
À Tarascon-sur-Ariège (09)
Hôtel Confort
3 quai Armand Sylvestre
Au pied de la tour du Castella
Tél. : 05 61 05 61 90
hotel-tarascon-sur-ariege.com

 

Jeudi 13 septembre - 201km

Réveil à 7h par les cloches de la tour de Castella toute proche pour un départ vers 9h. Météo toujours pas très folichonne bien qu’il ne pleuve plus. Courses et essence (encore pour le Vmax) à l’entrée d’Ax-les-Thermes.

Montée dans la brume…

Pour les cyclistes, le col de Port de Pailhères (2001m) a la réputation d'un col dur. il y fait froid. Très peu de monde au sommet. On ne voit pas à 10 mètres.
Pendant la descente, ça va mieux. A la frontière entre l’Ariège et les Pyrénées-Orientales, la masse nuageuse se désagrège complètement laissant le soleil nous réchauffer.

Au détour d’un virage, il semble que ce soit un apiculteur qui nous salue. Quelques centaines de mètres plus loin, le doute est levé : on croise une communauté de jeunes moines en soutane, qui randonne !
L’arrêt suivant se fait à la station de ski des Angles où l’on fait un petit coucou à Roland, le frère de Bichon qui nous accueille pour l’apéro.
Un peu plus loin, on trouve près du lac de Matemale, une énorme table pour le pique-nique. En cette saison, les champignons poussent comme… des champignons !
Dommage, on ne peut les ramasser. Qu’en ferait-on sur nos motos ?

Par le col de la Quillane (1713m) on rejoint la N116 à Mont-Louis.

État des routes
Il fait très chaud, il y a des camions pas faciles à doubler. Le macadam est en bon état, ça roule bien mais ce n’est pas très agréable.

On croise le train jaune. Un petit arrêt à Villefranche-de-Conflent (66) pour refixer un bagage sur la Guz' puis motards et montures s’abreuvent à Prades.

L’horloge avance vite, on décide d’aller directement à Canet-en-Roussillon, terme de notre périple : tant pis pour Amélie-les-Bains et les cols Fourtou (646m), Xatard (752m) et de Llauro (380m).
Après le repas, on fait un petit tour sur le bord de mer, beaucoup d’établissements et d’appartements sont fermés, c’est la fin de la saison. On arrive quand même à boire un dernier verre.

Vendredi 14 septembre – 96 km

À travers les Corbières, le groupe rejoint gentiment Puichéric dans l’Aude où se situe le resto « Chez Peppone ». Encore un établissement hors du réseau JDM. Mais tout à fait recommandable.

On y est accueilli par la nièce d’Amélie. Vous l’aurez compris : Amélie est originaire du coin !

Bonne adresse
À Puichéric (11)
Chez Peppone
63 Route Minervoise
Tél. : 04 68 91 32 47

 

Épilogue de notre transpy

• Un bon millier de kilomètres sous une météo très agréable. 24 cols Pyrénéens.
• Pas d’ennui avec les bécanes si ce n’est une banale crevaison.
• 4 nuits en hôtel sympa tous différents.
• Bonnes bouffes et franches rigolades.
• Remerciements à tous et à bientôt pour de nouvelles aventures.

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Un été au Cap Nord sur Harley Street Glide…

Cap Nord Harley Street Glide

Reportage et photos Sonia et Christian à Chesalles-sur-Moudon, (canton de Vaud, Suisse).

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Dans le n°114 du JDM actuellement en kiosque, deux beaux récits : celui d'Eddy qui, en février, s'est lancé en solo et en side-car. Puis celui de Nad et sa Kawa Z1000 qui vivent l'aventure Cap Nord l'été, à la belle étoile. Avec ce troisième reportage et le ressenti de ce couple de motards, vous vivez pleinement cette destination prisée des rouleurs. Coco

En cette année 2018, nous avons décidé fin juillet de relever le défi du Cap Nord en Street Glide. Et ce fut une réussite !

Nous sommes partis vers le « grand » nord, une première pour nous à moto sur notre Street Glide Harley Davidson avec 90 000 km, en nous disant, afin de ne pas nous mettre de pression, que si la météo n’était pas favorable, nous nous arrêterions en haut de la mer Baltique et reviendrions par les pays baltes.

Nous avons quitté notre chez-nous le 21 juillet, un petit village du nord vaudois en Suisse, Chesalles-sur-Moudon ; nous avons traversé tout d’abord l’Allemagne en direction du nord.

Nous avions décidé de ne pas prendre de ferry, mais plutôt de profiter des beaux ponts pour rejoindre la Suède en passant par le Danemark.

Au troisième jour, nous avons atteint les portes de Copenhague par le pont Storebaelt, d’une belle longueur d’environ 18 km. Nous avons ensuite rejoint Malmö par le magnifique pont-tunnel de l'Øresund.

En savoir plus
L'incroyable pont de l’Øresund Cet ouvrage unique relie la ville de Malmö en Suède à Copenhague au Danemark. Il est composé de 2 niveaux : l’autoroute E20 en surface sur 8 km jusqu’à une sorte d’île artificielle, puis on passe à la partie tunnel sous-marin où une ligne de chemin de fer traverse ensuite la mer du Nord sur 4 km.

Nous avons ensuite traversé la Suède en passant notamment par Örebro et Luleå (en Suède) pour atteindre Hetta en Finlande (Laponie), après le passage symbolique du cercle polaire sous des températures plus qu’estivales et un soleil radieux. Des paysages dignes de cartes postales, campagnes, forêts, lac et le début des rencontres avec les rennes.

Le Cap Nord s'ouvre à nous !

Les conditions météo exceptionnelles sur le nord de l’Europe nous ont permis de mener à bien ce projet. Arrivés au Cap Nord le 28 juillet, par des températures de 15 degrés et un soleil radieux qui nous a d’ailleurs accompagnés tout au long de ce périple, nous avons profité d’un soleil de minuit sans nuage ! La végétation de ce petit bout du nord de l’Europe n’est plus que toundra, parsemée de quelques fleurs et plantes. Nous avons adoré !

Le soleil de minuit, une expérience inoubliable, mettant malgré tout un peu à mal notre horloge biologique interne (ce qui a d’ailleurs été le cas une bonne partie de ce voyage où jours très longs et nuit courtes et peu sombres ont été un peu perturbants, mais oh combien sympas et dépaysants !)

4195 km en 7 jours ! Des rennes partout dès le cercle polaire… même dans les jardins des maisons du village de pêcheurs au Cap Nord

Nous sommes repartis le lendemain vers le sud, et avons passé la frontière finlandaise, traversé la Laponie, magnifique entre forêts et lacs, mais un peu monotone (longues routes droites), pour traverser à nouveau le cercle polaire à Rovaniemi (demeure « officielle » du père Noël), par 33°. Nous avons ensuite rejoint Helsinki, capitale de la Finlande.

De là, un ferry nous a mené en Estonie à Tallinn, ville ancienne entourée de remparts. Nous avons ensuite parcouru la Lettonie, la Lituanie et la Pologne vers le sud. Après un arrêt de deux jours chez des amis près de Prague, « la ville aux mille tours et mille clochers », notre route nous a ramené chez nous.

Ce voyage fut un rêve…. 21 jours de voyages, 11 pays traversés (Allemagne, Danemark, Suède, Norvège, Finlande, Estonie, Lettonie, Lituanie, Pologne, Tchéquie et Autriche), un périple de 8810 km, des paysages extraordinaires et des étoiles plein les yeux pour longtemps.

Quelques mini-aventures que nous avons envie de partager…

Les rennes… ce bel animal. Quand on rencontre le premier, on le photographie sous toutes les coutures, on l’admire, on s’arrête… Au bout de 5 jours, on en a tellement vu, que c’est bon ! On ne s’arrête plus, mais espère plutôt ne pas en trouver un devant notre roue !

La piste… nous avons mené ce voyage à bien avec… « Google maps », tout simplement. Notre GPS sur le Natel* . Eh bien parfois cela peut jouer des tours.
*Mot que l'on utilise uniquement en Suisse, pour téléphone portable.
En Finlande, nous suivons une route à 3 chiffres… qui, au bout de 80 km environ, soit la moitié du trajet, se transforme brusquement en route à 4 chiffres, soit en piste. Quelques appréhensions de la passagère, mais une Street Glide passe partout… et nous avons terminé le trajet du jour, vaillamment et sans encombre.

Les paysages… bien des jours, nous avions l’impression d’être perdus, seuls au monde… Si les routes du nord sont très peu fréquentées, on peut être également amené à ne croiser ni maison, ni autre signe de vie pendant des kilomètres.

La vie autour de nous… de belles rencontres humaines (gentillesse des gens du nord) et notamment un magasin de souvenirs hors du temps en Laponie, extraordinaire ! 

  • 01 - Notre trajet01 - Notre trajet
  • 02 - Au Danemark, Storebaelt, le plus grand pont suspendu maritime au monde02 - Au Danemark, Storebaelt, le plus grand pont suspendu maritime au monde
  • 03 - Paysage du nord de la Suède, entre forêts et lacs03 - Paysage du nord de la Suède, entre forêts et lacs
  • 04 - Route du nord de la Suède04 - Route du nord de la Suède
  • 05 - Toundra en arrivant tout au nord05 - Toundra en arrivant tout au nord
  • 06 - Tunnel menant au Cap Nord06 - Tunnel menant au Cap Nord
  • 07 - vue sur la mer depuis le Cap Nord07 - vue sur la mer depuis le Cap Nord
  • 08 - Panneau du Cap Nord08 - Panneau du Cap Nord
  • 09 - Soleil de minuit09 - Soleil de minuit
  • 11 - Le village de Skarsvåg à une douzaine de kilomètres du Cap Nord11 - Le village de Skarsvåg à une douzaine de kilomètres du Cap Nord
  • 12 - Des rennes partout dès le cercle polaire12 - Des rennes partout dès le cercle polaire
  • 13 - Notre Harley Street Glide en Finlande13 - Notre Harley Street Glide en Finlande
  • 14 - Magasin de souvenir en Laponie14 - Magasin de souvenir en Laponie

Action du cœur avec le Jumbo Run des Gâtines

à Combs-la-Ville en Seine-et-Marne (77)

Par Dominique Lanaud CDLR de Provins (77).

115 Jumbo Run des Gatines

Répondant à l’invitation de Jean-François Lehry du Jumbo Run des Gâtines, ce sont 22 sides et une dizaine de solos qui se sont retrouvés le samedi 16 septembre au matin dans la cour du Foyer Résidence Sénart de l'Association des Paralysés de France (A.P.F.) de Combs-la-Ville (77).

Encore une belle journée en perspective pour la cinquantaine de résidents adultes handicapés moteurs accueillis par ce centre. Depuis la première heure ils sont sur le pied de guerre pour guetter les sides qui arrivent, et faire leur choix.

Dans le même temps la direction et le personnel se sont également mobilisés, d’abord pour offrir un petit déjeuner aux motards dès leur arrivée, mais aussi pour mettre en place le portique permettant d’installer les résidents trop handicapés dans les sides. Une partie du personnel fait le tour des attelages pour sélectionner ceux qui, de par leur accès, seront les mieux adaptés aux uns et aux autres.

Jack Toumire le président du Jumbo Run des Gâtines n’ayant pu être présent, ni Jean-François Lehry qui gère cette organisation depuis de nombreuses années, c’est Yves Rolland le Vice-Président qui s’occupe de récupérer les informations sur chaque pilote dès leur arrivée.

Côté instructions

Vers 10h Yves prend la parole : le jumbo se fera en quatre groupes de 5 à 6 sides, encadrés chacun par deux ou trois solos et assistés par du personnel de l’établissement qui suivra chaque groupe dans un véhicule adapté.

Tout le monde est prêt, c’est le départ !

Petit tour dans Combs-la-Ville puis direction le sud du département par les petites routes de campagne, Évry-Grégy, Soignolles, Champdeuil, Saint-Germain-Laxis

Au loin on aperçoit les tours du château de Blandy-les-Tours, Moisenay, Sivry-Courtry, puis à Fontaine-le-Port on longe la Seine, Féricy, Héricy, Avon, passage dans la forêt de Fontainebleau jusqu’au lieu de regroupement à l’entrée de Bourron-Marlotte.

Une fois tous les groupes arrivés, c’est la Police Municipale qui ouvre le cortège à travers le village jusqu’à la salle des fêtes. Puis c'est le mot d’accueil du Maire de la Commune qui est heureux de recevoir le Jumbo depuis toutes ces années et met la salle des fêtes à disposition, avec apéritif et repas, tous ensemble.

14h30 on se prépare à repartir. Une fois les résidents n’ayant pu participer le matin installés dans les sides, on prend la route direction Montcourt-Fromonville où nous longeons le Loing, La Genevraye, Épisy, Écuelles et passage à Moret-sur-Loing ville historique, direction Saint-Mammès, puis Vernou-la-Celle, Machault et petite pause à Féricy

Dernière partie du périple à travers la campagne, Pamfou, Les Écrennes, Bréau, Bombon, Saint-Méry, Champeaux, Fouju, Crisenoy et retour à Combs-la-Ville.

Le temps de descendre tous les passagers des sides et c’est un petit mot du directeur qui introduit l’apéritif. Certains motards doivent reprendre la route, d’autres restent pour une soirée animée années 80 préparée par le personnel pour les résidents et les motards autour d’un repas en commun. L’ambiance bat son plein pour conclure cette soirée ! Nous prenons le chemin du retour alors que d’autres motards coucheront au centre afin de repartir le lendemain matin.

Encore une superbe journée d’échange et de joie où les motards ont pu partager leur passion et offrir au résidents de ce centre un moment d’évasion et beaucoup de sourires. Une balade d’une centaine de kilomètres à travers différents paysages de la Brie, de la Seine-et-Marne.

N’hésitez pas à contacter le Jumbo Run des Gâtines si vous souhaitez participer en side ou en solo à une prochaine organisation.

 

 

115 LogoJumboRunContact
Jumbo Run des Gâtines
Jean-François Lehry
‭01 64 23 94 23‬ - ‭06 86 01 85 15‬
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115e anniversaire Harley-Davidson à Prague : j'y étais !

anniversaire Harley Davidson Prague

Reportage et photos Alain Certon, CDLR de Chalmoux (71).

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Pour Harley-Davidson, l'année 2018 est particulière, le constructeur américain fête son 115e anniversaire dans la ville de Milwaukee, le berceau de la marque. Evidemment c’est loin de chez nous, je n’avais donc pas prévu d’y participer, jusqu’à ce que je découvre qu’un évènement similaire était organisé en Europe, mi-juillet, dans la ville de Prague, en ‎République tchèque, à peine à plus d'un millier de kilomètres de Lyon. L’aventure était tentante !

De Lyon à Baden-Baden

La conséquence directe de cette décision, c’est que ce lundi matin 2 juillet, nous nous retrouvons ma femme Marie et moi lancés sur l’autoroute à destination de Prague. Une chose est sûre, c'est que de Lyon il y a un peu plus de 1100 km à faire. Ce n'est pas exceptionnel me direz-vous, et de plus c'est l'occasion rêvée pour faire du tourisme. Sauf que pour l'aller, le retour, la visite de Prague et les festivités Harley, nous n'avons au total que 6 jours, ce qui va nous contraindre à rouler efficace, le trajet se faisant uniquement sur autoroute avec juste un arrêt d’une nuit à mi parcours (Baden-Baden). C’est un peu dommage de passer à coté de tant de belles régions... problème de calendrier.

Au départ de Lyon

On enroule les bornes tranquille, en profitant de la fraîcheur matinale. Moi ça fait presque un an que je n'ai pas fait de grande distance avec « Harlette » (c’est le nom de ma moto) et j'appréhendais un peu côté fessier. Mais rien, pas une douleur, pas de crampe, un vrai «cul d'acier». Pour Marie aussi tout se passe bien, à peine un peu froid dans les premiers kilomètres, c'est vrai qu’il ne fait que 25°C au départ de Lyon…

Quand tu roules sur l'autoroute (ben oui on est bien obligé, 1100 bornes, juste une semaine, tu te rappelles) et que tu te fais régulièrement dépasser par des personnes confortablement installées dans leurs voitures, il te vient des envies de luxe.
Ce matin par exemple, mes rêves ne sont pas orientés confort, mais plutôt technologie. Je me dis qu’un régulateur de vitesse serait le bienvenu, ça éviterait que mon poignet droit commence à avoir des crampes si rapidement. Heureusement on s'arrête assez souvent pour « refueler » Harlette qui est un tantinet gourmande aujourd’hui.
Passé Beaune on pique plein est, il n'y a personne sur la route, le temps est toujours aussi ensoleillé, c'est le pied ! Je roule entre 120 et 130 km/h, la moto ne vibre presque pas, il faudra que je demande à ma passagère ce qu'elle en pense.

Tout doucement le nom des villages commencent à prendre les accents de l'est. Avec tous ces "heim" à la fin des noms tu sais que tu n'es pas en train de rouler vers le sud de la France. Midi, on décide de faire une pause repas. La ville la plus proche c'est Mulhouse…

À Mulhouse : « show must go on »

Si on cherchait un restaurant ? Pour ne rien vous cacher, des idées j'en ai eu des meilleures dans ma vie de motard. Vous est-il déjà arrivé de vous vautrer presque à l'arrêt devant la terrasse du restaurant où vous aviez choisi de manger un morceau ? Moi c'est bon, c'est fait...
Un petit bout de trottoir vicelard que je n'avais pas repéré, tout occupé que j'étais à éviter les rails du tramway, et paf par terre, devant tout le monde. Pas de gros bobo, un coup au genou pour ma chérie, et pour moi une grosse plaie à mon amour propre et une éraflure au coude. J'ai immédiatement instauré un périmètre d'exclusion de 10 km autour de cette ville, je n’y remettrai plus jamais les roues.
Pendant le repas la serveuse qui a assisté à notre numéro de voltige nous a demandé plusieurs fois si nous allions bien, mais oui... « Show must go on » comme disait un certain Freddy...

Et justement il nous reste encore un peu plus de 200 km avant Baden Baden, notre étape du soir, on va les avaler assez rapidement. Le Rhin se trouve d'un coup devant nous, ça y est nous voilà chez Angela. Encore un petit coup de super pour Harlette, je baratine quelques mots en allemand à la caissière qui croyant avoir affaire à un mec qui comprend un peu la langue de Goethe se lance dans une tirade sur la marque Harley (me semble-t-il…). Damned, elles sont bien loin mes années de lycée !

Sur l'autoroute allemande ça dépote !

Je regrette un peu de ne pas avoir ma Honda (je possède aussi une CB 1300S). Parce qu’avec Harlette, au-dessus de 130 tu as intérêt à avoir du potentiel dans les bras. Je n'aurai pas trop le temps de m'ennuyer car la sortie pour Baden Baden arrive assez vite : l’hôtel que j’ai réservé un peu plus tôt dans le mois est en fait un cloître ou vivent une centaine de sœurs du "Divin Sauveur" l'ensemble est très calme et très… pieux. 
— Vous irez garer votre moto à côté de la machine « agriculturelle » m'a dit la dame de la réception en me montrant un gros tracteur sous un porche... Je souris bien sûr, si seulement mon allemand était aussi bon que son français.

De Baden-Baden à Prague

Si nous avons si bien dormi c'est peut-être un peux grâce à Lui, le Type perché sur sa croix, juste au-dessus de notre lit, mais je ne suis sûr de rien, c'était notre première nuit dans un cloître. Il fait déjà super beau quand nous quittons ce lieu si sympa. C’est encore plus joli au soleil du matin : je recommande chaudement cette halte !

Bonne adresse À Bühl Kloster Maria Hilf
Carl-Netter-Straße 7
Tél. : +49 7223 8020

Autoroutes allemandes… Et fantasmes déçus !

Maintenant le programme est simple, autoroute N°5 pendant 50 km, autoroute N°6 jusqu'à la frontière tchèque et après de nouveau l’autoroute N°5 (c'est pas la même bien sûr) jusqu'à Prague. C'est vraiment pas difficile de voyager...
Je vais vous dire un truc, moi comme bon nombre de Français, je fantasmais grave sur les autoroutes allemandes. J'imaginais tout un tas de truc : un macadam nickel, un nombre de voies à faire pâlir un américain et surtout l'autorisation de lâcher la cavalerie une bonne fois pour toutes, histoire de voir ce que ça fait sans avoir la trouille de finir en prison. Finalement ce n'est pas la peine d'être envieux, je me suis emballé un peu vite, ce n'est pas ici sur la 5 ou la 6 que tu vas pouvoir faire le fou-fou. Ou alors faudrait pas tous ces travaux, ni tous ces camions, et surtout pas tous ces bouchons. Car pour résumer une bonne partie du trajet d'aujourd'hui c’est travaux, camions, bouchons. Bref cette route ne restera pas dans les annales « Mais bien sûr, on lui avait dit, il ne fallait pas prendre l'autoroute… »

Vive l'Europe des bikers !

Harley prague 1Harley. L'esplanade principale est couverte de bécanes et la musique coule à flotPlus on s’approche de notre destination et plus la densité en bikers augmente. Le spectacle est surtout sur les aires de repos où on rencontre les motards qui se reposent un peu. On a partagé un café et discuté un bout de temps avec deux andalous de Séville sur leur Sporster 1200 (2600 km de route, pour se rendre sur place, respect ! Marie a pris mal au dos rien que d'y penser).
Plus loin c'est un anglais qui m'a passé des fusibles de rechange pour la moto, car en Tchéquie il faut en avoir paraît-il. Et puis il y eu pas mal d’échanges avec des anglais, des belges, des italiens... Finalement l'Europe existe bel et bien, enfin celle des bikers...

Il n'y a pas encore foule sur lieu de rassemblement. Le vrai début des hostilités c'est jeudi, en attendant on va visiter un peu cette belle ville.
L’endroit où se déroule la commémoration se trouve dans Prague même, dans le quartier nord d'Holešovice. Ce n'est pas un coin paumé au fond de la banlieue, plusieurs bus et tramways y conduisent. Moi ça m'arrange plutôt cette situation car on va pouvoir zapper entre les activités touristiques et le monde Harley sans perdre trop de temps… Il n'y a pas encore beaucoup de motos dans la ville. Ça ne nous empêche pas d'aller traîner dès mercredi après-midi sur le site pour contempler les stands en cours de montage, pour le moment on est au milieu des caisses, des livreurs, des monteurs, mais il y a quand même des choses à voir, par exemple dans le futur hall où seront exposés les prototypes customisés on croise déjà quelques modèles en cours d'installation, des réalisations qui ne feront peut-être jamais des milliers de kilomètres, mais quels défis techniques !

La visite de Prague

Croyez moi ça vaut le coup ! Dans cette ville il y a eu de grands bâtisseurs et ils se sont bien lâchés. Le passé historique et culturel de la région est très riche (près de 400 ans de Habsbourg ça laisse des traces) ; de quoi faire oublier à Marie ce petit mal de dos persistant qui, selon elle, serait dû à un abus de position assise sur une certaine Harlette... J'en doute, cette moto est tellement confortable. Mais bon, on n'est pas ici pour faire du tourisme mais pour mater du biker, renifler des odeurs de pneus cramés et voir des belles machines... Ah si, un peu de tourisme quand même... Ça faisait partie du deal... Désolé Marie).
Je plaisante bien sûr, Prague est vraiment une ville à visiter et pas que pour son architecture ou ses monuments chargés d’histoire. Il se dégage de cette capitale une grosse impression de quiétude et de sérénité, le fait qu'il y circule peu de voitures y est certainement pour une bonne part mais pas que : la ville est belle, aérée et nous avons eu, en plus, un temps magnifique.

Place aux festivités Harley-Davidson

Mais revenons à la moto. L'avantage avec le récit en différé, c'est qu'on peu se rendre directement au moment le plus intéressant pour le lecteur (enfin j'espère) à savoir les trois journées consacrées à la fête Harley, alors on appuie sur la touche avance rapide, et nous voilà au premier jour.

Les Vtwin américains sillonnent Prague…

10 Vive lEurope des bikersVive l'Europe des bikersCertains d'entre eux sont largement hors normes niveau volume sonore, mais pas de réactions au niveau des forces de l'ordre ; on sent bien que pendant les trois jours à venir les motards ici seront un peu les rois du pétrole.
Les rues de Prague deviennent même à certains endroits des mini stands d'exposition.
Les zones piétonnes n'échappent pas à la déferlante de bikers en mode visite, on les reconnaît facilement à leur look, gilets et blousons de cuir couverts d'autocollants et à leurs silhouettes souvent rondouillettes (pas tous hein !). La moyenne d'âge n’est pas très jeune, comme moi en fait. Mais pour pour plonger vraiment dans l'ambiance le mieux est encore de se rendre sur les lieux de la fête.
À l'entrée du site on voit très nettement le changement par rapport à notre précédent passage. Aujourd'hui l'esplanade principale est couverte de bécanes et la musique coule à flots.
A l'intérieur de l'enceinte, les centres d'intérêt sont nombreux et variés. Il y a des concours, des shows, des expos, des groupes de rock, des ventes de fringues, de quoi boire et manger, des conférences, un musée, des ateliers essai de bécane et j'en oublie sûrement, de quoi passer ces trois jours sans s'ennuyer. Il y a beaucoup de monde venu des quatre coins de l'Europe. J'aime bien cette ambiance, mais à petite dose. Ma tolérance à la foule et au bruit étant assez limitée je vais devoir organiser un peu mes visites, faire des pauses, sélectionner.

Show stunt Harley

Il y a une discipline que j'avais envie de voir depuis un moment déjà et qui m'a pas mal étonné, c'est le stunt : la cascade à moto pour les non initiés.
Le spectacle commence très fort avec des fumigènes colorés, façon patrouille de France, et ça continue avec des gugusses qui mettent les motos dans tous les sens sans se planter.
La philosophie du stunt est assez simple : tu prends un mec (ou une fille) une moto (dans notre cas un Sporster 1200), et tu le laisses faire n'importe quoi du moment que le moteur tourne au rupteur et que la roue arrière dérape sans arrêts.
Je simplifie bien sûr, le pilote assure un maximum et pendant les 30 min du show il n'est pas souvent droit sur la piste, en voilà un qui n'use pas son pneu qu'au milieu...
« — On pourrait bien se retrouver un jour dans ce genre de position » Me dira mon pote Erick à notre retour en voyant quelques unes des mes photos
« — Mais malheureusement ce serait sans le vouloir... »
Je regarde ce spectacle plusieurs fois pendant les trois jours tellement il m'impressionne. Quand je pense que je me suis vautré à Mulhouse à l'arrêt devant un bar à cause d'un petit bout de trottoir !

Expo Harley customisées

Dans un domaine plus calme les expo de bécanes customisées sont aussi à voir. Je n'ose pas imaginer le travail qu'il a fallut fournir pour arriver à de telles transformations. Moi qui ai mis plusieurs heures pour monter deux supports de sacoches sur la Harley.

La parade Harley dans Prague

13 Chapter Harley de lEstChapter Harley de l'EstOK j'ai aussi zappé pas mal de choses durant ces trois jours, notamment les soirées concerts, les différents jeux et concours, les repas sur place… la faute à mon grand âge sans doute.
Par contre il y a un événement que je ne voulais rater sous aucun prétexte c'était la parade à travers la ville qui avait lieu le samedi matin. On a un peu galéré avec Marie pour réussir à avoir notre place dans le défilé, le nombre de participants étant limité et il fallait une autorisation matérialisée par un un bracelet pour pouvoir prendre le départ. En fait rien de tout ça n'était vraiment nécessaire mais nous ne l'avons su que bien plus tard. Nous avons finalement obtenu notre sésame pour la parade. En fait il y aura deux vagues, nous sommes inscrits pour la seconde, chacune comptant plusieurs centaines de motos.
La veille au soir le temps se met subitement à l'orage, je balise un peu à cause des rues pavées et des rails de tramways qui zèbrent les rues de la ville, j'ai eu une expérience malheureuse il y a peu de temps…

Samedi matin il fait un beau soleil, du coup tout à été très facile. Nous avions rendez-vous à 11 h pour le regroupement des participants. Les organisateurs avaient prévu deux départs.
Le premier composé des VIP, des médias, des différents corps professionnels plus tous les bikers des chapters de l'est, le second avec les gens lambda venus des quatre coins de l'Europe.
Le tracé prévu démarre du quartier Holeseviče, contourne la vieille ville de Prague avec deux incursions dans son centre historique, sur la grande avenue Revolučni et sur Václaské náměsti, l'arrivée est à Holoseviče. La boucle représente en tout une petite dizaine de kilomètres.

Nous devions défiler avec la deuxième vague, mais nous sommes arrivés avant que la première vague ne soit partie, si bien que les organisateurs nous ont demandé de nous garer et d'attendre la fin du premier départ avant de nous aligner pour le second. Vous connaissez l'esprit tricheur du motard français (et de sa femme surtout) Non ? Et bien dès qu'on a pu, on a démarré discrètement la moto et on s'est mêlé à la première vague en nous faufilant au milieu des motards russes qui nous ont fait une place sans rouspéter. Faut dire qu'avec une moto toute rouge on n'était pas totalement décalé, si ce n'est peut-être mon gabarit assez modeste par rapport aux bikers de l'est. C'était la première fois que je participais à une parade Harley, je n'ai pas été déçu.

Ma première parade Harley

Une fois inséré dans le flot des motos je n'ai eu que quelques minutes pour me mettre dans le bain, mes deux voisins proches sont russes, montés tous les deux sur deux grosses Electra Glide qui font un boucan d'enfer. Un des deux écoute « Live Wire » un vieux titre du groupe AC/DC avec le volume à fond, je n'entends même plus mon moteur. Marie a dégainé son téléphone et photographie à tout va derrière moi, elle saute comme un cabri à l'arrière de la moto, si on finit par terre ce sera la honte absolue.
La foule le long des trottoirs nous salue comme si nous étions des chevaliers revenus vainqueurs de je ne sais quelle guerre terrible, on applaudi, on se frappe les mains, je fini par me prendre au jeu moi aussi, j'en suis presque à imaginer que tous ces gens n'attendaient que notre venue... Je les salue, je souris, frôle les mains qui me sont tendues, mais comme je suis du côté droit de la route je lâche à chaque fois l'accélérateur et à chaque fois le mec derrière moi est obligé de ralentir lui aussi en catastrophe pour ne pas me rentrer dedans, va falloir se calmer mon p'tit gars.

Des centaines de Harley au soleil, ça brille un max !

Sur l'avenue Revolučni les organisateurs ont prévu de faire stopper le cortège un petit 1/4 d'heure histoire de regrouper tout le monde. On en profite pour stopper les moteurs, et faire connaissance avec les voisins. L'avenue est large et légèrement en pente ce qui donne une vue imprenable sur l'ensemble des motos. Moi qui ne suis qu'un gros nul je n'ai rien d'autre qu'un téléphone pour immortaliser tout ça, il manque une caméra, un drone, que dis-je, une équipe complète de reporters !
Il a bien fallu repartir et le moment où tous les moteurs se sont mis à cracher leurs décibels fut magique. Le cortège poursuit son chemin, à un moment j'aperçois parmi la meute des bikers un petit monsieur et sa fille en scooter, image décalée, presque furtive.

Nous ferons un deuxième arrêt dans une grosse artère de Prague, les gens massés sur le bord de la route en profitent pour se faire photographier à côté des bécanes, il faut dire qu'il y en a quelques-unes de typiques, nous avons aperçu un équipage chinois dans le défilé, sa plaque d’immatriculation semblait l’affirmer.
En fin de parcours nous rejoignons le quartier d'Holesoviče, c'est terminé ; moi qui suis d'ordinaire si allergique aux phénomènes de masse j'aurais bien fait un deuxième tour.
La fin du parcours est savamment étudiée pour que personne ne puisse s'insérer dans la deuxième parade, dommage.
Il ne nous reste plus qu'à aller déguster une bière, regarder les photos et exhiber nos tee-shirts tous neufs, on pourra dire qu'on y était...

Nous sommes rentrés le dimanche, aussi rapidement qu'à l'aller, et par le même chemin. Cette fois-ci on a évité la ville de Mulhouse. Le lundi soir alors que je rangeais Harlette au garage les moments les plus forts me sont revenus à l'esprit. Même si nous n'avions que peu de temps pour profiter à fond de ce trip je suis heureux d'avoir vécu cette expérience au moins une fois dans ma vie de biker. Je ne suis pas un inconditionnel de la marque américaine mais je roule sur des Harley depuis plusieurs années déjà et je n'avais jamais participé à un tel rassemblement, voilà... c'est fait.

logo harley

 

La marque Harley est encore capable de fédérer des milliers de motards de plusieurs nationalités sur un événement comme un anniversaire, la passion pour ces machines comme ciment entre les hommes, ce n'est peut être qu’un rêve, n'empêche, loin du folklore et du business, ce que je retiens surtout ce sont ces rencontres, faites au hasard des pauses, moments d'échanges entre des gens qui ont une passion commune, d'encouragement aussi lorsqu'ils reste encore tant de kilomètres à faire et qu'on a déjà les fesses en compote, d'entraide aussi, et là je pense à ce biker anglais qui m'a donné quelques fusibles de rechange pour ma moto.
Alors, partant pour l'anniversaire des 120 ans Harley Davidson ? J'ai bien peur que oui, Marie...

  • 01-Harley. L'esplanade principale est couverte de bécanes et la musique coule à flot01-Harley. L'esplanade principale est couverte de bécanes et la musique coule à flot
  • 02-Harley. Des motards venus des quatre coins de l'Europe02-Harley. Des motards venus des quatre coins de l'Europe
  • 03-Harley. Peu à peu, les parkings se remplissetnt03-Harley. Peu à peu, les parkings se remplissetnt
  • 04-Musée Harley04-Musée Harley
  • 06-Harley customisée06-Harley customisée
  • 07-Harley customisée07-Harley customisée
  • 08-Prague, la ville aux mille tours et mille clochers08-Prague, la ville aux mille tours et mille clochers
  • 09-Stunt Harley. C'est bluffant !09-Stunt Harley. C'est bluffant !
  • 10-Vive l'Europe des bikers10-Vive l'Europe des bikers
  • 11-Harley à Prague. La foule le long des trottoirs11-Harley à Prague. La foule le long des trottoirs
  • 12-Harley. ACDC à donf12-Harley. ACDC à donf
  • 13-Chapter Harley de l'Est13-Chapter Harley de l'Est
  • 14-Harley. Born to be wild14-Harley. Born to be wild
  • 15-Prague. Tracé de la parade Harley15-Prague. Tracé de la parade Harley
  • 16-Harlette aura été gourmande sur ce trajet16-Harlette aura été gourmande sur ce trajet
  • 17-Harlette, ma belle17-Harlette, ma belle
  • 19-Marie et Alain, prêts pour le 120e anniversaire Harley19-Marie et Alain, prêts pour le 120e anniversaire Harley

Balade des Pères Noël du MC Les Little Ragondins

Le samedi 8 décembre 2018

Par Jacky Guillon

115 Balade des Peres Noel du MC Les Little Ragondins

C'est une première pour mon épouse Dorothée et moi : nous nous sommes inscrits à une balade des pères Noël organisée par le moto club "Les Little Ragondins".
L'inscription est de 3 € minimum par casque et l'argent récolté ira à l'organisation Badaboum NHR Orléans qui s'occupe des enfants hospitalisés.
Nous avons rendez vous avec les amis Corinne, Hubert et Jack vers 11 h 45 non loin du départ de la balade, afin de manger ensemble.
Le temps est incertain mais le père Noël n'a peur de rien et surtout pas de la pluie

Malgré quelques désistements, nous sommes environ 200 motos.
13 h, nous allons régler notre inscription avec notre Kawasaki 1400 GTR et passer l'habit de Père Noël pour moi et les autres, Dorothée sera en mère Noël (franche rigolade lors de l'enfilage des habits sur les vêtements de moto, quelques habits ne feront qu'une balade)

 

Balade moto des Pères Noël en passant par Orléans

Après un briefing pour les consignes de sécurité, le départ est donné à 14 h. Les Pères Noël feront un arrêt en centre ville d'Orléans pour y distribuer des bonbons aux petits et grands. Bonne ambiance, le Père Noël fait régner la joie de vivre partout où il passe.

La balade reprend pour faire un passage par l’hôpital d'Orléans et finit dans un magasin de motos de l'agglomération qui nous offre généreusement boissons chaudes et viennoiseries.
La dispersion se fait vers 17 h après communication des résultats.

 

La balade 2018 aura rapporté 1 420 €.
Merci aux Little Ragondins pour cette journée sympathique et généreuse.
Nous avons donné et reçu de la joie toute l'après midi, l'année prochaine nous y serons, c'est sûr.
Joyeuses fêtes à tous les motards et prudence.

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Balade des Pères Noël du MC Les Little Ragondins

  • Balade Pères Noël à moto - MC Les Little Ragondins - samedi 8 décembre 2018Balade Pères Noël à moto - MC Les Little Ragondins - samedi 8 décembre 2018
  • Balade Pères Noël à moto - MC Les Little RagondinsBalade Pères Noël à moto - MC Les Little Ragondins
  • Balade solidarité des Pères Noël motards en passant par OrléansBalade solidarité des Pères Noël motards en passant par Orléans
  • Le moto-club Les Little Ragondins a organisé une balade des Pères Noël à moto le samedi 8 décembre 2018. On y était !Le moto-club Les Little Ragondins a organisé une balade des Pères Noël à moto le samedi 8 décembre 2018. On y était !

 

La balade du chat qui pêche

à Melleran dans les Deux-Sèvres (79)

balade du chat qui peche

Par Franck Debord CDLR Relais Amitié à St Junien (87).

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En cette fin mai 2018, je prends mon side Kyrnos et après un « kawa » chez Xavier, au Comptoir Saint Junien, je file en direction de Melleran. J'ai décidé de participer à la balade annuelle ouverte à tous, et organisée par l'association « Le chat qui pêche ».