Lot et Dordogne à moto. À la découverte du Quercy

Par Alfredo Monteiro de La Chapelle-St-Martin (41, Loir-et-Cher)

Après la Creuse, nous décidons de profiter du mois de mai pour nous faire une semaine dans le Quercy. “Nous”, c’est Isabelle ma passagère, SO6 notre teckel et moi-même, un excellent trio. Sans oublier bien sûr notre BMW F 650 GS, trail passe-partout mais vaillant au possible ! Notre gîte se trouve à Payrignac, entre Gourdon et Sarlat. C’est parti pour 1400 km de découvertes, entre Lot et Dordogne.

Lot et Dordogne à moto. À la découverte du Quercy

1er jour

Départ le lundi matin de Blois (Loir-et-Cher, 41) pour rejoindre l’A20 à Déols (Indre, 36), direction Brive-la-Gaillarde (Corrèze, 19) ; ce n’est pas tant que j’apprécie de rouler sur cette belle bande de bitume avec mon mono, mais c’est pour une question de temps !
Nous sortons à Limoges pour la pause déjeuner, et on profite de l’occasion pour voir la gare, édifice inscrit aux monuments historiques.
Arrivés à Payrignac notre camp de base, on prend possession de notre gîte avec un accueil très chaleureux de notre hôtesse, une dame de 82 ans très gaie et souriante. Puis c’est parti pour les visites !

Gourdon

Petite cité médiévale du Lot (46), perchée sur une colline. On déambule dans la vielle ville et on visite la chapelle de Notre Dame-des-Neiges, construite sur une source miraculeuse. La balade est très sympa, on admire la porte fortifiée, les maisons à colombages, et quel plaisir de flâner dans les ruelles étroites sinuant jusqu’à l’esplanade de l’ancien château ! Là, au-dessus de la table d’orientation, s’offrent à nous des points de vue sublimes sur les paysages vallonnés du Périgord et sur les toits de la ville. Ne pas manquer non plus les jardins thématiques, appelé jardins de la Butte.

2e jour

Nous prenons la direction de Saint-Cirq-Lapopie pour la journée. Dommage que le temps soit nuageux et pluvieux, car la route est superbe, surtout entre Vers et Tour-de-Faure

Le saviez-vous ?
Le Quercy est une région du Lot juste à la frontière du Périgord Noir et de sa capitale Sarlat. Cette ancienne province s’étend également sur la moitié nord du Tarn-et-Garonne et quelques communes de l’Aveyron, de la Dordogne et de la Corrèze. 

Saint-Cirq-Lapopie

Si la route est superbe, le village n’est pas en reste. Il mérite bien de figurer au label des plus beaux villages de France, mais il est vrai que nous sommes dans une région très bien pourvue dans ce registre. Ce bourg compte tout de même 13 monuments historiques ! Les anciennes maisons nous montrent des façades de pierres ou à pans de bois, caractérisées par des toits de tuiles plates, à fortes pentes. Tout le village témoigne des anciennes activités artisanales avec des métiers comme peaussier, tourneur sur bois, chaudronnier…
Nous quittons le Lot pour la Dordogne.

3e jour 

Sarlat

Incroyable vielle ville très bien sauvegardée, avec un record de monuments classés : 66 ! Si vous montez tout en haut de l’église Sainte-Marie, vous aurez une vue unique sur Sarlat, grâce aux parois vitrées donnant un panoramique à 360 degrés.

Domme

Située à 150 m au-dessus de la rivière Dordogne, perchée sur une falaise vertigineuse, cette bastide aux pierres dorées vaut le détour. Les remparts et portes témoignent le la guerre de 100 ans. La Porte de Tours, quant à elle, vit de nombreux Templiers emprisonnés sous ordre du roi Philippe IV Le Bel.
Et, sous le village, à 20 m de profondeur, se trouve une grotte naturelle découverte par des enfants en 1912, aujourd’hui elle se visite.

Côté terroir.
Les spécialités périgourdines.
Le tourin blanchi est une soupe à l’ail, mijotée à la graisse d’oie et aux œufs, complétée d’oseille ou de tomate, que l’on accompagne de tranches de pain. Il était traditionnellement servi aux jeunes mariés.
Le confit d’oie se déguste avec des pommes sarladaises : pommes de terre sautées à la graisse d’oie, aillées, persillées et accompagnées de cèpes.
Le cabécou, fromage au lait cru de chèvre, se présente sous forme de petits palets, il se déguste “jeune” et se marie parfaitement avec une salade de noix. Le cabécou d’Autan est fabriqué précisément sur les plateaux du Quercy.

4e jour 

Rocamadour 

Nous y accédons par le bas et la départementale 32, on arrive alors devant ce village accroché à la colline à la sortie d’un virage, magnifique. Nous découvrons ce site de pèlerinage, connu pour les miracles attribués à sa Vierge Noire, mais aussi pour l’épée de Roland figée dans le roc.
Nous en repartons par la D673 toute en virages au milieu d’étendues désertiques et caillouteuses. 

5e jour 

Le gouffre de Padirac 

Pour ceux qui ne connaissent pas, c’est 35 m de diamètre, plus de 100 m de profondeur, une rivière souterraine, des salles et des stalactites monumentales. Exploré par M. Martel qui y descendit à l’aide d’une échelle de corde. La légende dit que le gouffre fut créé par le diable, et que Saint Martin chevauchant une mule, suite à un pari avec lui, sauta d’un bond par-dessus le gouffre et sauva les âmes que le diable emmenait. Une autre histoire dit aussi que pendant la guerre de 100 ans les Anglais y auraient caché un énorme butin… En tout cas la descente dans ce gouffre est impressionnante ! 

Puis c’est la découverte des villages d’Autoire et ses pigeonniers carrés, Loubressac et ses maisons de pierres ocre, Saint-Céré appelée la petite Venise à cause de son réseau de canaux.

6e jour 

La Roque-Gageac

Magnifique, en Dordogne le long de la rivière du même nom. Maisons aux façades blanches et ocre, petites ruelles qui mènent au pied de la falaise pour une vue à couper le souffle… Et un petit jardin exotique assez étonnant, avec bananiers, agaves, divers cactus…

Nous continuons par les châteaux de Castelnaud-la-Chapelle (château fort magnifiquement restauré) et Beynac face à face, l’un était Anglais et l’autre Français pendant la guerre de 100 ans.

7e jour

Cazals

De retour dans le Lot, nous faisons le marché puis pique-nique au bord de l'étang communal, il y a aussi le musée des vielles mécaniques à voir. 

À voir.
L’Atelier-Musée de l’Association Quercynoise des vieilles mécaniques de Cazals. Tél : 05 65 20 29 68 ; site Internet : www.vieillesmecaniques.com  

Nous passons ainsi par de très belles routes et des paysages splendides. Une région où l’on peut rouler tranquille pour admirer falaises, cours d’eau, grottes et vallées.
Les gourmands sont bien lotis également avec bien sûr toutes les recettes périgourdines, c’est le pays de l’oie, du canard et de la truffe. Les amoureux de belles demeures et belles pierres seront aux anges.

Pendant une semaine, notre triplette (Isabelle, SO6 et moi) n’a découvert qu’une partie de cette magnifique région et il nous faudra sûrement revenir pour compléter l’exploration de ce magnifique coin de France.

Une très belle balade à moto parue dans le numéro 103 du JDM.  

 

signature cendrillon


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